Dans ce très beau recueil, Mostafa Nissabouri semble mettre en scène son effacement, sa dissolution dans la musique des phrases, dans la grandeur de la nature, dans la houle de la haute mer et dans le flux du vent, qui f…
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Dans ce très beau recueil, Mostafa Nissabouri semble mettre en scène son effacement, sa dissolution dans la musique des phrases, dans la grandeur de la nature, dans la houle de la haute mer et dans le flux du vent, qui façonnent au gré de leur humeur les apparences. C’est comme s’il s’agissait de se mettre au diapason de la poésie, de s’ouvrir à « d’autres chemins à parcourir », à la beauté de l’immensité. La mer occupe une place centrale dans cette invitation à la « dérivation », à se laisser fasciner par « le scintillement aquatique ». La mer, « lieu élémentaire », cimetière des mythes, illuminée de « vin de lune », est ce lieu fascinant sans repère et sans ancrage où l’on attend « la vraie aurore ».
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