Ce roman de Mohamed Nedali est construit autour du thème du chômage des jeunes diplômés. On sʹen souvient, Nedali, auteur de "Morceaux de choix", avait annoncé quʹil souhaitait écrire un roman sur le chômage des diplômés. Cʹétait lors de la présentation de son roman "La Maison de Cissine" par les Amis du Café Littéraire de Casablanca en avril 2010. Le roman étant achevé en octobre 2010, comme indiquée en fin de texte, cela montrerait quʹil était déjà en phase dʹécriture à ce moment-là. De ce fait lʹécriture du roman a donc bien précédé les événements "bouaziziens" du "printemps arabe" et des diplômés chômeurs qui avaient bouleversé notre actualité avec les tragédies dʹimmolation par le feu après les séries de grèves de la faim et de passage à tabac par les forces de lʹordre. Ici si le drame du chômeur diplômé est bel et bien évoqué, il achoppe, plutôt que sur le tragique, sur ce quʹon pourrait appeler le lamentable ou la pauvreté psychique. Du moins pour le dernier épisode. Si la première partie du roman est prometteuse pour afficher un réalisme de description sociale distancié plein dʹhumour et de dérision, bien mis en relief par le style particulier, alerte de Nedali avec un rythme vivace à la Cossery, la fin du roman est plutôt bien triste ce qui justifie amplement le titre. -- Description from http://www.orientespace.com (June 6, 2012.)