Rada, femme pieuse enfermée dans un mariage qui a tourné court, voit naître en elle un trouble qu’elle ne s’explique pas, éveillé par un homme issu d’un humble horizon. Rien, dans son existence réglée, ne la préparait à cet ébranlement qui fait remonter un amour depuis longtemps relégué au silence.
Ce roman, volontairement dépouillé, cherche moins l’effet que la vérité nue d’un cœur qui s’ouvre malgré lui. L’amour y devient un territoire intérieur où s’affrontent la soumission et l’appel de l’inconnu, et où les êtres semblent obéir aux lois silencieuses de la fatalité. La Chambre du vendredi est avant tout la confession d’une âme qui se découvre.