Khaïr-Eddine vagabonde, crie, rêve, se souvient, écrit, boit, aime, vomit, souffre, erre dans son corps, sa mémoire et son cœur. Il veut comprendre, sentir, re-sentir des choses, oublier d’autres. Il pleure, les yeux secs. La douleur, la nostalgie et la poésie ne quittent plus ce prophète en colère.
Les voix d’Annie, de Sid’Hfid, d’Alexandre, de Tamaris, essaient de reconstituer des fragments de vie, des lieux, des cruautés, à Paris, Casablanca, Tanger et ailleurs. De voix en voix et d’un regard l’autre, l’énigme de la disparition précoce du poète se tisse et se détisse.
Khaïr-Eddine, la rage de dents n’est pas une biographie, mais un roman, même si tous les personnages ont réellement existé.
Le lecteur retrouvera dans ce texte, la même ambiance de terreur, les mêmes questionnements et le même souci de l’écriture-sensation de Abderrahim