Essais autres De l'Egypte à la France. Du Caire à Paris. D'al-Azhar à la Sorbonne. De prime abord, d'aucun serait surpris. Des entrailles de l'arabité à celle de la francité, du cœur de l'Orient au cœur de l'Occident. To…
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Essais autres
De l'Egypte à la France. Du Caire à Paris. D'al-Azhar à la Sorbonne. De prime abord, d'aucun serait surpris. Des entrailles de l'arabité à celle de la francité, du cœur de l'Orient au cœur de l'Occident. Torrès aurait-il retourné son veston? Que ni-ni. L'homme a toujours été droit dans ses bottes. Il est surtout lucide et astucieux. Il fait sienne la réflexion du stratège chinois Sun Tzu Qui connait son ennemi comme il se connait, en cent combats ne sera point défait. Qui se connait mais ne connait pas l'ennemi sera victorieux une fois sur deux. Que dire de ceux qui ne se connaissent pas plus que leurs ennemis?. La France sera, davantage que l'Espagne, son ennemi juré. Il n'aura de cesse de mettre en avant les contradictions et les dis-cordances du Protectorat français. L'élément déclencheur: le dahir berbère. Ce décret ignominieux de la Résidence qui songeait désunir et disjoindre l'arabité de la berbérité. Divide at impera. Ce ne sera pas le cas. Idée absolument insupportable pour le zaim marocain dont la raison de vivre et non seulement l'émancipation de son pays mais une libération en bonne et due forme le pays libre et uni dans son intégralité territoriale. Des montagnes du Rif aux dunes du Sahara. Ses armes définitives du nationalisme, ce sera à Paris qu'il les affûtera une fois pour toute. Lorsque Torrès revient au pays, il a les bagages emplis. Un jeune expérimenté et éduqué peut désormais prendre à bras le corps la défense nationaliste de sa région, le Nord du Ma-roc puis du Maroc dans son entièreté.
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